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Ces billets correspondent à un filtre sur: Actualité générale
Cette catégorie regroupe des éléments ou des compléments à l'actualité générale. C'est l'occasion de parler un peu de politique et de mettre en lumière certaines incohérences de la société actuelle. Majoritairement, c'est l'actualité française qu'il m'arrive d'aborder, mais je n'hésite pas au besoin à parler de l'international.

Le journalisme s'inspire des guignols?

Une fois n'est pas coutume, j'alimente le blog d'un billet un poil politique. Avec moi ça marche par période et il y a eu des périodes très politiques, mais vous conviendrez que depuis quelques temps, j'évite ce terrain.

Un article (ou du moins ce qui se veut un article j'imagine) du journal Le Monde, m'a quelque peut fait peur à sa lecture. Voici un peu le résumé du contenu: En gros, d'après "la très respectée Rand Corporation", la contrefaçon de DVD serait la source du financement d'organisation terroriste. Bien sur, le rapport de cette organisation préconise de prendre certaines mesures pour contrer les terroristes en puissance (ceux qui contrefont des DVD quoi...). L'article du monde ne propose aucune remise en question de la vision que suggère ce rapport et se contente de le citer régulièrement comme une vérité acquise.

C'est là qu'on se rend compte que certains journalistes (Claudine Mulard dans ce cas) sont des vrais guignols de l'info qui ne cherchent même pas à comprendre, expliquer et nuancer leurs sources. J'ai de plus en plus l'impression que le journalisme se résume à "Si c'est arrivé à mes oreilles alors c'est une vérité acquise et incontestable". Jusque là ma critique est assez gratuite et peu argumentée... mais ça vient, je vous rassure.

Je parlais donc de la source. En l'occurrence, la source de cette journaliste est un rapport pondu par la 'Rand Corporation' (californienne au passage) à la demande des studios d'Hollywood... De suite, on comprend que le résultat est forcément à prendre avec des pincettes et que dès le départ cette étude était faussée par les aprioris ou la forme de la demande.

Une partie de l'article soulève l'affirmation suivante: la contrefaçon représente 18 Milliards de pertes pour l'industrie du cinéma. C'est un peu osé comme affirmation vu que je doute tout de même que 100% des achats ou téléchargements illégaux seraient remplacés par des achats de version légale si le choix de "pirater" n'existait pas. Et je passe sur les pitoyables propositions de ce rapport qui ne visent qu'à mettre sur un pied d'égalité les vilains "pirates" et les, au choix, criminels, terroristes, pédophiles... Le tout sans que la journaliste ne prenne le temps de préciser le comique de ces mesures.

Enfin, la palmes de l'affirmation grotesque revient à Greg Treverton (de la Rand Coprporation), qui estime ceci: "les acheteurs de copies piratées pensent commettre une petite offense, mais c'est faux ! C'est un crime contre la propriété intellectuelle et c'est, donc, comme le montre notre rapport, une question de sécurité nationale". Il faudrait montrer à ce cher monsieur la différence entre un délit (ce qu'est la contrefaçon) et un crime.

Allez flibustiers, retournez à une activité normale et méfiez vous de ce que vous lisez ou téléchargez (vous pourriez trouver la loi HADOPI normale ou bien voir le FBI débarquer chez vous).

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La chine cloture les JOs et pendant ce temps là en France...

Intermède actualités en ce lundi après la lecture d'une dépêche AFP qui me laisse un peu dubitatif.

Samedi matin, à Paris, des militants pro-tibetains ont déployés sur des toits proches de l'ambassade de Chine, une banderole: "China lies, Tibetans die" (Traduction; La chine ment, les tibétains meurent). Des photographes dont Reuters et l'AFP étaient sur place (dans la rue) pour couvrir l'évênement.

Jusque là rien de bien méchant...

Pourtant, des policiers ont tout de même procédés à l'interpellation des photographes (3) et d'une personne soupçonnée d'avoir participée au déployement de la banderole. Tout à commencé par un contrôle d'identité avec saisie des appareils photo et téléphones portables ainsi qu'une fouille corporelle jugée musclée par les personnes interpellées. Transférés ensuite au commissariat du 8ème arrondissement, ils seront entendus séparément et devront expliquer pourquoi ils n'ont pas souhaiter montrer leurs photos. Malheureusement pour les policiers, la conservation du matériel nécessite l'accord du procureur et à 13h30 (soit 3 heures après l'interpellation) ils seront relachés et le matériel rendu.

La préfecture de police a ensuite assurée que les photographes avaient été "invités" à suivre les autorités afin de vérifier leurs identités. Toutefois, la saisie du matériel, la fouille, l'interdiction de joindre l'extérieur fait plus penser à une interpellation en règles qu'à une invitation...

Le parquet de Paris a toutefois confirmé que rien n'était retenu contre les personnes interpelées et qu'il avait ordonné leur libération.

Ce genre de pratique a de quoi faire peur vis à vis des libertés individuelles et de la liberté de la presse. Si à chaque manifestation "génante" les autorités décident d'interpeller les protagonistes (en l'occurence sans motif valable) et la presse présente afin de se servir du matériel et des éventuelles preuves recueillies par celle-ci, nous filons un très mauvais coton pour la démocratie. C'est aussi un moyen de pression et de harcèlement dont le seul but est d'effrayer les gens qui voudraient user de leur droit de manifestation.

L'occasion de ressortir une citation entendue il y a quelques jours (et dont je n'ai pas la source): "Certains tiennent à prouver que la Chine se rapporche de la France en matière de libertés individuelles. Je dirais pour ma part que c'est la France qui se rapproche de la Chine dans ce domaine."

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Du reggae à Pékin

Je n'ai pas beaucoup commenté les Jeux Olympiques de Pékin, ça ne m'a toutefois pas empêché de passer un peu de temps devant ma/mes télévision(s) (merci d'ailleurs à Zattoo pour avoir france4 sur le pc).

Mes premières émotions ont bien sur été pour les compétions de canoë-kayak slalom (que je pratiquais avant). Déception tout d'abord pour Tony Estanguet qui loupe sa finale et du même coup ne rentre pas dans l'histoire du sport français en étant le premier athlète à obtenir 3 médailles d'or dans 3 olympiades consécutive. Malgré tout, sa gentillesse, sa carrière sportive et sa modestie resteront dans les yeux des français qui ont suivis ses épreuves ou la cérémonie d'ouverture où il portait le drapeau de la délégation française.

Ensuite, c'est une joie, une grande joie pour Fabien Lefèvre qui en kayak monoplace emporte l'argent derrière l'allemand Alexander Grimm qui réalise une navigation extraordinaire. On aurait bien sur préféré une médaille d'or de la part de Fabien et il en avait la capacité au regard de son parcours sportif ces dernières années.

Enfin, dans cette compétition, la surprise est venue par Emilie Fer qui réalise une demie finale incroyable là où je ne l'attendais pas. Malheureusement, une pénalité de 50 secondes pour une porte (la 6) loupée lui aura coupé les ailes alors qu'elle pouvait certainement réalisé un podium inattendu.

Mais si j'écris ce billet, c'est surtout pour remarquer les incroyables performances de la Jamaïque dans le concours d'athlétisme. Tout a commencé avec un 100 mètres hommes qui entre dans l'histoire avec Usain Bolt qui arrache le record du monde en 9 secondes 69 tout en courant les 20 derniers mètres totalement relâché. Cette performance, laisse entrevoir des perspectives très intéressantes pour l'avenir d'une discipline qu'ont disait s'approcher des limites du corps humain. La "science" n'aura pas eu le dernier mot, et à présent, la barre des 9 secondes 50 centièmes semblent pouvoir être atteinte.

Puis sont arrivées les filles du 100 mètres. C'était il y a quelques minutes et là encore j'ai eu la chance de voir ce grand moment en direct. Shelly-Ann Fraser, jamaïquaine, remporte la médaille d'or. Derrière elle, à égalité au millième près, Sherone Simpson et Kerron Stewart se partagent la seconde marche et devinez quoi... et bien elles sont jamaïquaines elles aussi... soit un triplé historique.

Et l'histoire de la Jamaïque aux JO 2008 pourrait encore s'allonger puisque Usain Bolt est attendu comme le favori du 200 mètres homme et nul doute que dans d'autres disciplines, d'autres athlètes de la délégation vert-jaune-rouge sauront se montrer.

Je me dois de conclure ce billet sur l'incroyable Michael Phelps qui emporte comme il le prévoyait, 8 médailles d'or chez lui.  L'américain remporte donc 8 épreuves:
  • 200 m nage libre
  • 100 m papillon
  • 200 m papillon
  • 200 m 4 nages
  • 400 m 4 nages
  • 4 x 100 m nage libre
  • 4 x 200 m nage libre
  • 4 x 100 m 4 nages
... et rentre dans l'histoire comme étant l'homme ayant gagné le plus de titres au cours d'une olympiade.

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Certains pens(ai)ent que les JO allaient changer la situation en Chine...

On nous l'avait pourtant répété de nombreuses fois lorsque les Jeux Olympiques ont été attribués à la Chine: "la situation vis à vis des droits de l'homme va s'améliorer grâce aux JO". Et pourtant, ce matin, une des principales nouvelles dans nos journaux concerne l'annonce des Chinois de verrouiller l'accès à Internet durant les Jeux, y compris pour les journalistes occidentaux!

Après l'épisode Tibétain (malheureusement, si l'actualité a oublié cette région, la situation ne s'y améliore pas), le gouvernement Chinois prouve par cette déclaration à 9 jours de l'ouverture, que les choses ne vont surement pas évoluer dans le bon sens pour les JO. Les prisonniers politique et d'opinion ne seront pas libérés comme le demande beaucoup de personnes depuis l'étranger. La situation au Tibet continuera de se dégrader pour exterminer la population locale et les coutumes de celle-ci, et la censure continuera toujours son travail de formatage des esprits.

Pour contrôler Internet, la Chine peut compter sur son "Big Firewall": en fait un regroupement des communications internet dans un goulot qui ne donne accès qu'aux sites tolérés et bloque l'accès aux autres. Le triage de l'information est réalisé par 30 à 40 000 employés et 10 fois plus de "miliciens" des temps modernes qui se donnent pour mission de surveiller et de signaler les comportements déviants. Cette grand muraille pare feu à l'aide de technique de blocage, d'empoisonnement DNS et de filtrage sur des mots clefs permet d'éviter que l'information gênante ne circule de trop dans la population Chinoise.

Mais les sociétés occidentales jouent aussi au jeu du gouvernement. Par exemple google, propose un moteur en chinois basé sur google.com et un moteur dédié à la chine google.cn. Une recherche d'image sur le sujet tiananmen permet de comprendre la nuance:

Impossible pour une personne vivant en Chine de voir une image de la célèbre manifestation qui vient pourtant à l'esprit de chaque occidental lorsque l'on cite le nom de la place de Pékin.

Inutile aussi de chercher des informations sur la Wikipédia chinoise depuis ce pays, ce site et toutes les éditions de Wikipédia sont aussi bloquées.

Si il existe encore des gens qui pensent que le JO vont améliorer la condition des droits de l'homme, de la liberté d'expression et le pluralisme culturel en Chine, j'aimerais bien voir leurs arguments et les faits... parce que pour le moment, la situation ne progresse pas et je doute qu'en 9 jours on puisse voir un avancement significatif comme attendu par les membres du CIO lorsque les jeux de 2008 ont été attribués à la Chine!

Allez, c'est bientôt les vacances pour moi, il faut que je me libère l'esprit ;-)

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Tibet, ou comment étoufer une nation

Depuis quelques jours, les médias occidentaux tentent de suivre le déroulement d'une révolte tibétaine. Tentent, puisque malgré toutes ses promesses, la Chine qui semble réprimer très sévèrement ces manifestions a bouclée tout accès à cette "région" et manipule les quelques images qui en sortent.

Alors que dans 143 jours s'ouvriront les 29èmes Jeux Olympiques dans la capitale Chinoise, on est en droit de se poser quelques questions sur l'aspect soit disant démocratique de ce pays qui a longtemps fait partie des bastions communistes.

Dans quelques mois, nous enverrons nos champions et nos représentants de nombreux sports ainsi que des hordes de supporteurs et de journalistes dans un pays qui est tient une bonne place dans la liste des pays où la liberté d'expression est encore inaccessible. Un pays qui emprisonne de très nombreux journalistes ayant eu la langue une peu trop pendue.

Certes les JO ne sont pas une manifestions pour la démocratie, mais c'est une occasion inespérée pour obtenir une certaine forme de démocratie dans ce qui ressemble plus à un dictat. En imposant à la Chine de s'orienter vers la démocratie avant d'envoyer nos athlètes nous avons des chances de faire plier le gouvernement qui ne pourrait lancer les JOs sans les principaux pays (USA, UK, Australie, France, Allemagne, Espagne, Italie, Canada, Russie etc...)

Je profite pour signaler ce site: un dessin pour le Tibet, où l'on trouve notamment ces éléments pour expliquer le désastre en cours au Tibet:
  • Aujourd'hui, il y a plus de chinois habitant au Tibet que de tibétains.
  • Le contrôle démographique est appliqué aux femmes tibétaines, avec avortements et stérilisations forcés.
  • La langue tibétaine est amenée à disparaître car le chinois est la seule langue autorisée dans les écoles.
  • Des milliers de monastères ont été dévastés.
  • Il est interdit de détenir un portrait du dalaï-lama.
  • Les moines sont astreints à des séances de rééducation intensives.
  • La torture est généralisée dans les prisons.
  • 85% des forêts ont été exploitées et ont aujourd'hui disparu.
  • D'importants entrepôts de déchets nucléaires entraînent de nouvelles pollutions.
De quoi faire peur à n'importe qu'elle personne qui chérie sa démocratie (bien qu'en France...).

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C’était comme ça

(Un article tiré de agoravox)

Guitariste inspiré, long comme un mime, fin comme une corde, Fred Chichin, demi-âme des Rita Mitsouko, a été assassiné par la mort, hier, à 53 ans. Une immense perte pour une certaine idée de la variété à la française, électrique et pop, insolente et lettrée.

C’était celui qui, aux côtés de l’exubérante Catherine Ringer, trimballait sa guitare comme d’autres secouent leurs cheveux. C’était ce personnage au sourire inquiétant, à l’allure maladive, aux longs bras dépliés, qui renvoyait dans les cordes de sa guitare les derniers doutes de ceux qui ne voyaient dans les Rita Mitsouko qu’un duo de seconde zone. Il s’appelait Fred Chichin, l’ego, ou l’alter de Catherine Ringer, donc, le ding, ou le dong du tandem le plus fracassant de la musique hexagonale depuis l’invention de L’Humanité (le journal, bien sûr). Fred Chichin, récitent les notices, était né à Clichy, mais on s’en fout. L’important était ailleurs, dans ses notes, dans ses airs, dans ses refrains qu’il trafiquotait, tordait et saturait de ses longs doigts inélégants. L’important était dans son air de ne pas y être, de ne pas trop y toucher, faux air en fait, pour tromper l’ennemi, faux air de dilettante d’un talent fort, malin et pertinent, qui allait rapidement démontrer qu’on pouvait faire de bonnes chansons avec de grandes musiques, de la pop populaire avec de solides arrangements, qu’on peut bâtir une œuvre majeure, en français, sans rougir de la comparaison avec les meilleurs anglais.

Avant les Rita Mitsouko, la pop française ce n’était pas rien, mais ce n’était pas grand-chose non plus. Nous étions dans les années 80, et la musique de jeunes hésitait entre des jeunes hommes très maquillés et des jeunes filles très niaises. C’était l’âge d’or du synthétiseur, les premiers succès d’Indochine, le triomphe de petits clous à enfoncer pour ne plus entendre les paroles affligeantes de refrains impossibles. Marcia Baila, le premier hymne des Rita Mitsouko vint chambouler ce parc à thème pauvret, aux animations aussi tristes et fausses que les seins de Samantha Fox. Les Rita Mitsouko emportèrent d’emblée le morceau, avec finesse, subtilité et intelligence. On n’avait jamais entendu ça par ici, une porte s’ouvrait enfin, et la voix, la gouaille de la chanteuse Catherine Ringer, s’imposa d’emblée comme un doux air (aigu) de révolution. Il y avait dans le seul Marcia Baila, et l’ensemble du premier album, plus d’inspiration, de folie et d’innovation que dans l’ensemble de la musique pop hexagonale des vingt années qui précédèrent. La musique française cultivait ses vieillards, encensait des ringards, mais manquait de locomotives, de groupe de référence. Jusqu’aux Rita, on allait de l’autre côté de la manche chercher de quoi remplir les pages des fanzines débutants d’alors, devenus aujourd’hui hebdomadaires institutionnels.

En 1986, le sol français trembla encore au sortir de ce qu’on pourrait appeler les yeux fermés un chef-d’œuvre, The No Comprendo, mis en boîte par Tony Visconti, ancien producteur entre autre de Bowie, qui était venu prêter son nez aux finesses mélodiques, mélancoliques et froides du duo désormais colossal Ringer/Chichin. On atteignait avec ce fatal album blanc, qu’on achetait à l’époque en 33 tours ou en cassette, on atteignait de ces cimes qui vous enrhume, ou vous soûle de vertige, mais en tout cas qu’on n’oublie pas, lalalala... Histoire d’A, Andy, Un soir un chien, C’est comme ça, des titres épitaphes d’une époque, un peu, commandements surtout pour tout un futur de groupes à peine en gestation, à peine conçus, qui allaient, longtemps après, aujourd’hui encore, utiliser jusqu’à la corde (de guitare) le bréviaire des Rita pour le recycler encore et encore en musique de nuit, de jour, de matin et de soir. The No Comprendo ou l’art, fulgurant, d’avoir tout compris, saisi à mort l’essence même d’un art, tracer des lignes courbes jusqu’à la rupture, denses et fluides aussi, sinueuses, mais sur elles-mêmes repliées, comme pour se réchauffer. La musique quoi, et sa capacité à transmettre toute émotion bue, toute honte ravalée. Pierrot buriné de cette entreprise folle, Fred Chichin était à la fois celui qui tirait les fils, à la fois celui qui se désarticulait, pantin marionnettiste inoubliable, qui ne disait souvent mot, s’esquintait la santé sans doute, mais ne laissait manifestement passer aucun riff essentiel. Du grand art. Tout près du volcan Ringer, ce mime sec, silencieux et raide, dirigeait la lave comme il le voulait, paraissant sans cesse ne s’occuper de rien, en retrait, mais n’en penser pas moins.

Tout cela n’est que chansons, bien sûr. Certains grincheux insisteront sur le fait qu’il y a, quelque part, bien plus grave ailleurs. Il n’empêche qu’après le pétage de plomb de Bertrand Cantat précipitant dans le vide Noir Désir, la mort de Fred Chichin nous plonge soudain dans un silence d’un peu plus d’une minute. Une fulgurante sourdine.

  par Lilian M

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Opération Vico

INTERPOL lance un appel au public pour aider à identifier un homme photographié en train de commettre des abus sexuels sur des enfants


Opération Vico






   


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Appel au public pour aider à identifier cet homme photographié en train de commettre des abus sexuels sur des enfants.
LYON (France) - INTERPOL lance un appel au public dans le monde entier afin d’aider à identifier un homme apparaissant dans une série d’images d’abus pédosexuels diffusées sur Internet. C’est la première fois que l’organisation lance un tel appel.

Bien que les photographies originales aient été retouchées par l’intéressé ou par ses complices afin que son visage ne soit pas reconnaissable, les spécialistes allemands du Bundeskriminalamt (BKA) travaillant en collaboration avec la Sous-direction Trafic d’êtres humains d’INTERPOL sont parvenus à obtenir une image exploitable.

Malgré les efforts considérables déployés dans le monde entier par l’intermédiaire du réseau des 186 Bureaux centraux nationaux et unités spécialisées INTERPOL pour identifier et retrouver l’individu en question, son identité et sa nationalité demeurent jusqu’à présent inconnues.

"Des images de cet homme en train de commettre des abus sexuels sur des enfants circulent sur Internet depuis des années. Nous avons essayé par tous les moyens possibles de l’identifier et de le traduire en justice, mais nous sommes maintenant convaincus que sans l’aide du public, ce prédateur sexuel pourra continuer à violer et à abuser sexuellement d’enfants dont les âges vont de six ans au tout début de l’adolescence" a déclaré le Secrétaire Général d’INTERPOL, M. Ronald K. Noble.

"Nous avons une très bonne raison de croire qu’il voyage autour du monde afin d’exploiter sexuellement des enfants vulnérables. En tant qu’organisation de police forte de 186 pays membres, INTERPOL est le mieux placé pour coordonner les efforts déployés dans le monde entier afin d’identifier cet homme et de le traduire en justice" a ajouté M. Noble.

Les opérations de recherche ont été baptisées « VICO » après que l’analyse des photos - au nombre d’environ 200 mettant en scène 12 jeunes garçons différents - ait permis d’établir que les clichés avaient été pris au Vietnam et au Cambodge.

"La décision de publier la photo de cet homme n’a pas été prise à la légère : elle a été prise après mûre réflexion et avec la totale approbation d’experts des pays membres d’INTERPOL se consacrant à la lutte contre cette activité criminelle abjecte" a indiqué M me Kristin Kvigne, responsable de la Sous-direction Trafic d’êtres humains d’INTERPOL.

"Nous n’encourageons absolument pas la population à passer à l’action de sa propre initiative, en particulier dans la mesure où toute identification nécessiterait confirmation par les autorités chargés de l’application de la loi, mais s’il se trouve quelqu’un qui reconnaisse cette personne ou possède des informations susceptibles d’aider les enquêteurs, contactez la police ou le Bureau central national INTERPOL de votre pays."

Les photos de l’homme sont publiées sur le site Web d’INTERPOL (www.interpol.int). Toute question, toute information ou tout commentaire peut être envoyé à la Sous-direction Trafic d’êtres humains d’INTERPOL, à l’adresse http://www.interpol.int/public/thb/vico/default.asp.

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Rocky Balboa

Depuis hier est sorti en DVD le sixième volet de Rocky, intitulé au nom complet du boxeur de Philadelphie: Rocky Balboa. Un film qui prendra au tripes, à n'en pas douter, les fans de Sly.  Pour ma part je tenais à vous faire partager la morale de ce fabuleux opus, qui s'applique à la vie de tout un chacun:

Version originale:

What is it you said to the kid ?
The world aint all sunshine and rainbows its a very rough mean place and no matter how tough you think you are, it will always bring you to your knees and keep you there permantly… if you let it.
You or nobody aint never gonna hit as hard as life... But it aint about how hard you hit, its about how hard you can get hit and keep moving forward, how much you can take ?
And keep moving forward !
If you know what your worth ? Go out and get what your worth, but you gotta be willing to take the hit…

En français:

Que disais tu au gamin ?
Le monde n’est pas fait que de soleil et d’arcs-en-ciel, c’est un lieu très dur.
Et peu importe combien tu crois être fort, il te mettra toujours à genoux et te laissera définitivement ainsi… si tu le laisses faire.
Toi ou quiconque ne frappera jamais aussi fort que la vie…
mais ce qui compte n’est pas la force avec laquelle tu frappes, ce qui compte c’est avec quelle force tu peux être frappé et continuer d’avancer.
Combien peux-tu encaisser et continuer d’avancer !
Si tu sais ce que tu vaux, sort et obtiens ce que tu vaux. Mais il faut être prêt à encaisser…

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Censure culturelle à Oyonnax

Une petite histoire qui serait amusante, si on ne pensait pas qu'elle se reproduira et qu'elle est représentative de l'esprit post-victoire qui rêgne dans les rangs d'un certain parti politique.

Tout a commencé par la diffusion d'une vidéo satirique sur Nicolas Sarkozy au cours du spectacle des Ogres de Barback, dans la municipalité d'Oyonnax. Le maire UMP n'a pas tardé à faire savoir son mécontentement via un courier adressé à la présidente du Groupe. Courrier que je me permets de publier ici avec la réponse irrévérencieuse mais tellement vraie des artistes, qui ne semblent pas décidés à se laisser marcher sur les pieds.

La missive:

La réponse:

Sources:

  • Merci Sigried pour m'avoir fait prendre connaiscance de cette anecdote.
  • Merci aussi au Ogres de Barback pour les lettres publiés sur leur myspace: ici

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Pot de départ? Ou pots de vin de départ?

A 23 jours de la fin du mandat de Jacques Chirac et du gouvernement associé, on peut sentir les rats quitter le navire, sans s'être privés de se remplir la panse avant.


Le Monde-Informatique a publié vendredi un article signalant une réunion au secrétariat général du ministère de l'Economie et des Finances le vendredi 20 avril 2007 à 17 heures au sujet du Référentiel général d'interopérabilité (RGI). 48 heures avant le premier tour de l'élection présidentielle, l'objet de cette réunion serait de permettre à Microsoft de remettre en selle son format de document Office, délaissé par l'administration depuis quelques années en faveur du format Open Document. La DGME (Direction générale à la modernisation de l'Etat), en charge de la rédaction du RGI, n'était pas conviée à cette éventuelle réunion. Toutefois, et heureusement, le Code des Marchés Publics permet à ce genre de manoeuvres de ne pas être si évidente que souhaitée. Il y a donc peu de chance que l'effet de ce type de réunion soit immédiat. Toutefois, on peut s'interroger sur les motivations des membres de l'administration concernés. Pourquoi ceux ci n'ont ils pas sollicités un avis technique sur ce genre de question? Pourquoi ce genre de réunion à quelques jours du départ du gouvernement si ce n'est que certains ont succombés aux pression du lobbying de l'éditeur de logiciel concerné?
Aujourd'hui le secrétariat général du ministère de l'Economie et des Finances a démenti l'existence de cette réunion. Toutefois de nombreuses sources semblent concordées en ce sens et le mardi 17 au matin, le cabinet du ministre semblait embarrassé par la question, avant de préciser ne pas vouloir réagir.

Aujourd'hui dans de nombreux médias spécialisés, c'est une autre nouvelle qui fait trembler les partisant de la liberté. En effet, en catimini, le gouvernement serait en train de finaliser un projet de décret d'application de la loi pour la confiance dans l'économie numérique (LCEN) relatif à la conservation des données par les fournisseurs d'accès et les fournisseurs d'hébergement. Les conséquences des prémices annoncés de ce projet serait d'obliger les acteurs des services liés aux communications électroniques à conserver pendant un an toutes les données pouvant permettre l'identification d'un de leurs utilisateurs.
"Big Brother is watching you". Les informations concernées semblent totalement anti-constitutionnelles puisque les opérateurs, les FAIs, les hébergeurs et éditeurs de sites devraient conserver des données telles que les adresses IP, les numéros de téléphone composés, les historiques de navigation... Ces données pourraient être simplement réclamées par la justice ou les autorités et ensuite conservées pendant 3 ans!
Si beaucoup de voies s'élèvent pour protéger la liberté, les acteurs visés s'inquiètent aussi de l'application de ce projet et des conséquences financières de celle ci. D'après Les Echos, le coût de la mesure serait estimé à environ 224 euros par abonné pour un fournisseur d'accès à Internet qui compterait un million de clients. Une subvention gouvernementale serait vraisemblablement allouée pour compenser les investissements consentis, mais les FAI craignent que celle-ci n'éponge pas la totalité des sommes dépensées. Déja les FAIs étaient soumis à ce type d'obligation, et malgré les promesses aucune subvention n'est jamais arrivée.

Bref, voila de quoi comprendre l'engrenage actuel des fins de mandat et les préocupations de nos dirigeants à quelques jours de faire les cartons. Méfiance et vigilance seront nécessaires pour éviter que ne s'appliquent ces projets qui dans la lignée des projets Sarkozy continueraient à limiter les libertées individuelles.

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