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Ces billets correspondent à un filtre sur: Développement durable
Cette catégorie est réservée aux billets qui traitent de l'impact de l'homme sur l'environnement ainsi que les méthodes pour rendre l'activité humaine moins néfaste à son environnement.

Un désherbant biologique, le purin d'orties

Nouvelle catégorie dans ce blog : le développement durable ! C'est vrai que depuis un peu plus d'un an maintenant, j'essaye de faire le maximum d'effort pour réduire mon empreinte environnementale. Il me reste pas mal d'efforts à faire comme par exemple moins utiliser ma voiture, réduire les "uptime" de mes ordinateurs... mais dans d'autres domaines, je participe à ma façon à la "mode" actuelle du vert. Sauf que c'est plus par conviction que par mode. Du coup, je me suis dis que je pourrais vous faire part de quelques astuces, problématiques et idées pour améliorer nos pratiques quotidiennes.

Ce billet, inaugure donc la catégorie et traitera, en 2 parties, de l'utilisation d'une méthode "bio" de désherbage.

Contexte

Ok, je n'aurais pas écrit ce billet si je n'avais pas eu besoin de désherber quelques m² de cour chez moi. En effet, j'ai enménagé début juin dans une nouvelle maison et déjà je vois la flore reprendre ses droits après un désherbage chimique (pas par moi ;-)) sur ma cour en graviers. Acheter du 'roundup'(©) et le disperser aurait été aisé et rapide, mais cette solution ne me convient pas. Vous comprenez pourquoi j'imagine...

Bref, sur internet, j'ai cherché quelques solutions de désherbage non chimique :

  • Gros sel : C'est un ingrédient qu'on a tous chez nous. Malheureusement, le sel appauvri la terre, voir la stérilise pendant une période longue. Sans compter que les ruissellements peuvent déplacer ces problèmes dans des zones où l'on souhaite conserver la fertilité de la terre.
  • La soude : En dehors d'une certaine dangerosité liée au stockage sous forme de poudre, la soude devient du sel dans la terre... et donc on se retrouve dans la problématique du gros sel.
  • Désherbage thermique : C'est une technique très à la mode depuis plusieurs années. En effet, il s'agit de simplement brûler les plantes qu'on souhaite voir disparaitre avec un outil spécialisé. Le problème est que pour ce faire, il faut consommer une certaine quantité de gaz ou de fuel...
  • Le purin d'orties : Un peu d'eau et des orties et le tour est joué. Bon, après, il y a des inconvénients comme l'odeur. Mais c'est un principe assez propre à long terme. C'est la solution que j'ai préféré.

Préparation

Rien de plus simple, vous allez cueillir un petit kilogramme d'orties. Pas besoin de faire des kilomètres pour cela, en général, en région rurale, si vous regardez bien, vous en trouverez deux pas de chez vous.

Pour ma part, j'ai choisi de les placer dans un morceau de grillage qui trainait dans mon garage. Ainsi, le filtrage sera plus aisé.

Dans un seau, mélanger 10L d'eau, si possible de l'eau de pluie (tant qu'à faire) à votre récolte. Et... Et bien c'est tout ! Il ne reste qu'à attendre une semaine (en brassant le mélange une à deux fois durant cette période) avant de l'utiliser dans un arrosoir.

Attention tout de même, le mélange est très odorant... Ce n'est pas à négliger si vous compter le préparer dans un petit jardinet. Dans un espace de bonne taille, l'odeur s'échappe et vous n'aurez guère de problème à moins de poser le mélange sous votre fenêtre.

Ma récolte d'orties Un seau d'eau de pluie Le mélange réalisé

Edition du 17/08/2009 :

Les résultats semblent plutôt positifs. Le processus est lent mais semble efficace puisque les herbes visées sont maintenant très roussies pour ne pas dire grillées. A vous de juger par vous même :

Le résultat après une quinzaine de jours

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